À la recherche de la solution idéale pour la chasse en hauteur

Il y a quelques mois encore, si l’on m’avait demandé quelle solution je recommanderais pour la chasse en hauteur, ma réponse aurait probablement été très simple : un climbing. Et plus particulièrement le Summit Viper qui m’accompagne depuis mes débuts à l’arc.

Aujourd’hui, ma réponse serait beaucoup plus nuancée. Non pas parce que mon avis a changé. Mais parce que ma première saison de chasse à l’arc m’a appris une chose essentielle : chaque situation de chasse est différente.

Et c’est précisément cette réflexion qui donne naissance à un nouveau projet que j’avais envie de partager avec vous.

Une première saison riche d’enseignements

Lorsque j’ai débuté la chasse à l’arc, j’ai naturellement suivi les conseils d’amis et de chasseurs expérimentés qui pratiquaient déjà la chasse en hauteur. La majorité d’entre-eux, après de nombreuses années de pratique, utilisent toujours un climbing. C’est donc tout naturellement que je me suis tourné vers cette solution.

Je n’ai jamais regretté ce choix, bien au contraire… C’est grâce à lui que j’ai découvert une nouvelle façon de chasser, qui est rapidement devenue une véritable passion.

Voir sans être vu, limiter son empreinte olfactive, profiter d’un angle de tir différent, observer la forêt sous un autre regard…

La chasse en hauteur offre des perspectives extraordinaires.

Je me souviens encore d’un affût où deux chevrettes sont restées plus de cinquante minutes à moins de dix mètres de mon arbre, sans jamais détecter ma présence. Comme si cela ne suffisait pas, l’une d’elles est même venue se coucher au pied de mon arbre pendant une vingtaine de minutes.

Ce jour-là, j’ai pleinement compris tout ce que cette approche pouvait offrir.

Le climbing : une formidable découverte

Mon autogrimpant continue aujourd’hui à être une solution que j’apprécie énormément. Il est robuste, fiable et très confortable pour les longs affûts. Il permet de grimper sur une grande variété d’arbres et inspire immédiatement confiance.

Chasseur installé dans un treestand autogrimpant Summit Viper lors d'un affût en forêt.

Mais comme tout équipement, il possède également certaines contraintes :

  • son poids ;
  • son encombrement ;
  • le bruit qu’il peut générer lors du transport ou de l’installation ;
  • l’impossibilité de tirer derrière soi ;
  • ou encore certaines limites lorsqu’on rencontre des arbres assez fournis en branche.
Climbing installé dans un arbre pour un affût à l’arc sur le territoire de Thilay

Aucune de ces contraintes ne m’a jamais fait remettre le climbing en question.

En revanche… Elles m’ont amené à me poser beaucoup de questions.

Une question… puis une autre…

Ce n’est pas un événement particulier qui a déclenché ce projet, mais une succession de situations vécues sur le terrain.

  • Lors de certaines battues, le temps disponible pour nous installer ou la discrétion nécessaire faisaient que nous devions rester tous au sol. Je me suis alors demandé si une solution plus légère et plus rapide à mettre en œuvre m’aurait permis de profiter davantage des avantages de la chasse en hauteur.
  • Puis sont venues les premières battues mixtes, réunissant archers et carabines. Les archers ont pour l’habitude de rejoindre le coeur de la traque une fois que les carabines ont fermé l’enceinte. Le temps d’installation était donc extrêmement réduit. Et il est m’arrivé à plusieurs reprises de renoncer à grimper. Non pas par choix, mais parce que les circonstances ne s’y prêtaient pas.
  • Je me suis également retrouvé confronté à des arbres dont la configuration rendait l’utilisation d’un climbing beaucoup plus compliquée : des fourches basses, des branches nombreuses ou des troncs peu adaptés.
  • Enfin, sont arrivés les affûts matinaux. Lorsque l’on rejoint un poste dans l’obscurité, avec la possibilité que du gibier soit déjà présent à proximité, transporter un climbing relativement encombrant et réaliser son installation le plus silencieusement possible demande une attention permanente. Je me suis alors demandé si des postes préparés avec des équipements plus légers et plus mobiles ne pourraient pas offrir une autre approche.

Et puis…

Soyons honnêtes… Après une longue journée de travail, l’idée de transporter plus de dix kilos de matériel sur le dos n’a pas toujours été la plus motivante. Je suis persuadé que je ne suis pas le seul à avoir déjà hésité à sortir le climbing à cause de cette seule contrainte

Toutes ces situations m’ont conduit à une seule question.

Existe-t-il une solution universelle ?

Lorsque je parle de solution universelle, je pense notamment à :

  • une solution légère ;
  • sécuritaire ;
  • rapide à installer ;
  • confortable ;
  • silencieuse ;
  • aussi bien adaptée à un affût de plusieurs heures qu’à une battue improvisée.

Aujourd’hui, je n’en sais rien. Et c’est justement ce que je souhaite découvrir.

Un projet qui s’écrira sur plusieurs saisons

Ce que je vous propose aujourd’hui n’est pas un simple test de matériel et ce n’est pas non plus une comparaison réalisée après quelques sorties. C’est un véritable projet de terrain.

Pendant plusieurs saisons, je vais utiliser les différentes solutions de chasse en hauteur dans des conditions réelles :

  • le treestand autogrimpant, qui constitue aujourd’hui ma référence et que j’ai utilisé depuis mes débuts ;
  • la Lean Ascent de Liberté Outdoors, que je découvre progressivement ;
  • un saddle associé à une plateforme et des climbing sticks.
Plateforme Lean Ascent installée sur un arbre avant une séance de test en conditions réelles.

L’objectif ne sera jamais de désigner un vainqueur. Je souhaite simplement comprendre dans quelles situations chaque solution exprime pleinement son potentiel.

Et surtout…

Partager avec vous ces observations de la manière la plus honnête possible.

Une comparaison la plus objective possible

Ce projet ne se limitera pas à partager un ressenti.

J’essaierai de comparer ces différentes approches selon une méthodologie identique afin qu’elles soient évaluées dans des conditions aussi comparables que possible.

Je m’intéresserai notamment à :

  • la rapidité d’installation en sécurité ;
  • le poids et l’encombrement lors du transport ;
  • le confort sur de longues heures d’affût ;
  • la facilité de déplacement autour de l’arbre ;
  • les possibilités de tir selon les différents angles ;
  • la discrétion lors de l’installation ;
  • l’adaptation aux différentes configurations d’arbres ;
  • la facilité d’utilisation selon les contextes de chasse ;
  • les possibilités de personnalisation du matériel ;
  • et, tout simplement, le plaisir d’utilisation sur le terrain.

Pour moi, compater des solutions n’a de sens que si elles sont utilisées dans les mêmes conditions.

Par exemple, il est tout à fait possible de grimper extrêmement rapidement avec un autogrimpant sans harnais ni système de sécurité.

Mais ce ne serait pas une comparaison honnête face à une solution type « saddle » où l’on reste sécurisé tout au long de l’ascension.

Je comparerai donc toujours le comparable. La sécurité fera donc partie intégrante de cette série.

Vue depuis une plateforme de chasse en hauteur avec l'arc suspendu à l'arbre.

Pourquoi Liberté Outdoors ?

Au moment où cette réflexion prenait forme, j’ai commencé à m’intéresser de plus près aux différentes solutions proposées pour la chasse en hauteur. Je visionnais depuis un certain temps la chaine YouTube de Liberté Outdoors et les produits que cette société proposait.

C’est dans ce contexte que j’ai pris contact avec Charles-Henri, fondateur de Liberté Outdoors.

Nos échanges ont rapidement dépassé le simple cadre d’une demande d’informations. Nous partagions la même vision : celle d’une pratique de terrain, basée sur l’expérience, les essais longue durée et des retours sincères.

En découvrant ce projet et après avoir consulté mon blog, Charles m’a proposé de rejoindre le programme Pro Staff Liberté Outdoors afin de m’accompagner dans cette démarche. Je tiens d’ailleurs à le remercier chaleureusement pour sa confiance.

Archer en position de chasse suspendue avec le logo Liberté Outdoors.

Ce partenariat ne change en rien la philosophie de Fabwood Hunting, bien au contraire.

Il me donne simplement les moyens de pousser cette réflexion encore plus loin, avec les diverses solutions à disposition, et sur le long terme.

Tester avant de recommander

Depuis la création de Fabwood Hunting, j’ai toujours essayé d’appliquer la même règle : tester, comprendre, prendre du recul… et puis partager.

Je ne souhaite pas recommander un équipement simplement parce qu’il est nouveau ou parce qu’il m’a été confié. J’ai besoin de le comprendre, de l’utiliser, parfois même de l’adapter à ma propre pratique. Mais surtout, il m’est indispensable de le confronter à la réalité du terrain.

Premier affût avec la plateforme Lean Ascent et équipement de saddle hunting.

Ce n’est qu’à cette condition que je me sentirai légitime pour en parler.

Une aventure que nous allons construire ensemble

Aujourd’hui, bien évidemment, je ne sais pas encore quelle sera ma conclusion…

Mon intuition est qu’il n’existe probablement pas une solution capable de répondre parfaitement à toutes les situations.

J’ai plutôt le sentiment que, demain, ma pratique reposera sur plusieurs approches complémentaires, chacune ayant sa place selon le type de chasse, le territoire ou le contexte rencontré.

Vue depuis un treestand avec un arc Bowtech lors d'un affût en forêt au coucher du soleil.

Mais ce n’est aujourd’hui qu’une intuition. Le terrain aura le dernier mot.

Si, au terme de cette série, mes retours d’expérience permettent à quelques chasseurs de mieux comprendre les différentes solutions existantes et de choisir celle qui sera la plus adaptée à leur propre pratique, alors ce projet aura pleinement atteint son objectif.

Parce qu’au fond, il n’existe peut-être pas une solution idéale. Il existe surtout la solution la plus adaptée à chacun d’entre nous.

Chasseur installé dans une plateforme de chasse en hauteur lors d'un affût en forêt.

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