1er octobre : enfin l’ouverture
Il y a des dates que l’on attend avec un peu plus d’impatience que les autres. Le 1er octobre en fait clairement partie. En effet, cette date coïncide avec l’ouverture des battues au grand gibier en Belgique.
Pour cette première journée de la saison, je suis invité par mon ami Stefano sur la chasse de Lompret. Un territoire qui occupe déjà une place particulière dans mon parcours puisque c’est ici que, la saison dernière, j’ai prélevé mon premier sanglier à l’arc.
Cette fois encore, la battue est mixte : carabines et archers se partagent les postes. Je retrouve notamment Seb et Adelin, mais aussi une bonne partie de notre bande d’amis : Logan, Julien, … Rien que pour cela, la journée s’annonce déjà prometteuse. De mon côté, j’ai sorti pour l’occasion mon Bowtech Ascend, équipé de mes nouvelles flèches et de mes QAD Exodus.

Après une nuit pluvieuse, la journée s’annonce ensoleillée avec des températures avoisinant les 20 °C. Nous savons que la chaleur risque de compliquer le travail des chiens et des traqueurs surtout avec la végétation très dense de ce début de saison.
Personnellement, je ne suis pas non plus dans ma meilleure forme physique. Une grosse charge de travail les jours précédents a laissé quelques traces et la fatigue est bien présente.
Mais nous sommes le 1er octobre et la motivation prend rapidement le dessus.
Un fantôme sur le versant
Les deux premières traques de la journée se déroulent du côté de Dailly. Pour la première, je m’installe en saddle à flanc de versant, sur une zone que m’a attribuée Seb.

Une vingtaine de minutes après le début de la battue, un magnifique brocard apparaît et prend ma direction : tout semble s’aligner.
Je me prépare, j’arme mon arc. Le stress monte forcément, mais je suis totalement concentré sur l’animal.
Pendant quelques secondes, j’imagine réellement que l’occasion que j’attends depuis longtemps est peut-être en train de se présenter : celle de prélever enfin mon premier brocard à l’arc.
Mais, comme souvent avec les chevreuils, le scénario que l’on imagine n’est pas celui qu’ils choisissent. Arrivé à une trentaine de mètres, le brocard emprunte au pas la coulée située sur sa gauche et bascule de l’autre côté du versant sans laisser une occasion de décocher.
Il disparaît aussi rapidement qu’il était apparu : un véritable fantôme.
Un renard viendra ensuite fouiller derrière moi à une quarantaine de mètres, mais entre les ronces, les pierres et ses apparitions furtives, aucun tir n’est envisageable.

À l’arrivée des traqueurs, un brocard accompagné d’un jeune chevreuil jaillissent à une vingtaine de mètres derrière moi et traversent la plaine en contre-bas à pleine vitesse.
Pas d’occasion de tir pour cette première battue, mais déjà beaucoup d’animaux vus. N’est-ce pas là l’essentiel ?
Savoir regarder passer
Pour la deuxième traque, toujours du côté de Dailly, je suis installé seul dans un petit bosquet, au croisement de plusieurs coulées. Une chevrette levée dans l’autre bosquet arrive tranquillement. Elle choisit évidemment la coulée la plus éloignée de mon poste.
Elle avance au petit trot et, lorsqu’elle finit par s’arrêter, elle le fait dans la seule zone où les arbres m’empêchent complètement de décocher. Je la regarde donc poursuivre son chemin.
C’est aussi cela, la chasse à l’arc : parfois, tout semble presque parfait… sauf les quelques dizaines de centimètres qui auraient permis d’ouvrir une fenêtre de tir.
Nous nous retrouvons ensuite pour le repas et l’apéritif, organisé de main de maître par notre Julien national.
Un bon moment entre amis avant de rejoindre, pour l’après-midi, le bois de Lompret.
Une occasion franche
Je connais bien cette partie du territoire. C’est dans ce bois que j’ai prélevé mon premier sanglier à l’arc. Cette fois, je suis simplement posté à l’opposé de l’endroit où ce premier prélèvement avait eu lieu.
Dès le début de la traque, une chevrette passe tranquillement à une vingtaine de mètres. Elle n’est pas ouverte sur cette battue, je profite donc simplement du spectacle.
Puis, tout s’accélère : les traqueurs annoncent un brocard en retour.
Quelques instants plus tard, je le vois apparaître en longeant la lisière du bois. Il arrive vite : j’arme… Il passe devant moi à la course, entre mes repères de 20 et 25 mètres. Je me sens suffisamment bien dans mon tir pour tenter ma chance. Je place l’animal entre mes pins de 20 et 25 mètres puis j’augmente l’avance de manière importante avant de décocher.
Je vois parfaitement le vol de ma flèche : la hauteur est bonne… Mais l’avance est bien trop faible malgré le mètre cinquante que j’ai mis en avant de l’animal : ma flèche passe environ quinze à vingt centimètres derrière les gigues.
Raté… Je vois ma flèche s’écraser dans un tapis de ronces bien fourni derrière l’animal.
Sur le moment, on pourrait évidemment s’énerver d’avoir manqué une occasion, mais ce n’est pas vraiment ce que je ressens.
Ce tir vient surtout de m’apprendre quelque chose que toutes les cibles du monde peuvent difficilement reproduire : ce que représente réellement l’avance nécessaire sur un chevreuil lancé à la course.
Et la conclusion que j’en tire n’est pas simplement qu’il faudra « mettre davantage devant » la prochaine fois. À cette distance et à cette allure, le tir reste extrêmement difficile et avec le recul, je ne pense pas que je reprendrais aujourd’hui exactement la même décision de tir. Mais je ne regrette pas de l’avoir vécue.
Une nouvelle chevrette passera ensuite à une quinzaine de mètres sans possibilité de tir avant que la battue ne se termine.
Pour la dernière traque de la journée, les sangliers vont davantage animer les choses. Seb aura une coulée particulièrement fréquentée : il prélèvera un premier sanglier puis un deuxième environ une demi-heure plus tard. De mon côté, une dernière chevrette viendra encore me rendre visite et je pourrai l’admirer se faufiler dans les ronces.

La journée se termine sur un très beau tableau : cinq sangliers, cinq chevreuils et trois renards.
Mais ce n’est finalement pas vraiment le tableau que je retiendrai. Je retiendrai surtout les animaux vus, cette première flèche de la saison, ce qu’elle m’a appris… et les fous rires avec les copains lors d’une soirée qui s’est terminée peut-être un peu plus tard que raisonnable.
Le réveil pour aller travailler le lendemain me l’a rappelé assez vite…
Samedi 3 octobre : le trad’ est de sortie
Deux jours plus tard, changement complet d’ambiance. Cette journée n’était même pas prévue.
Mais à force d’insistance de mon ami Stéphane, et sachant que Logan serait présent avec son papa Gino, ainsi que Kevin et plusieurs copains, je réussis finalement à libérer ma matinée. Le territoire est petit et je le connais déjà un peu pour y avoir pratiqué l’affût et avoir déjà décoché sur un sanglier.
Une caractéristique le définit particulièrement bien : c’est touffu… Très touffu.
Deux petits bois, des remises épaisses et des zones parfois très compliquées à chasser efficacement à la carabine.
La battue est donc organisée de manière mixte. Six ou sept archers sont placés au plus près des remises, tandis que quelques carabines prennent position en seconde ligne, uniquement là où les conditions permettent des tirs parfaitement sécurisés.
Et pour l’occasion, j’ai décidé de sortir mon arc traditionnel. Je m’entraîne régulièrement avec lui et, maintenant que son réglage est optimisé, j’avais simplement envie de le faire chasser.

Je ne viens pas avec une obligation de résultat. Je sais qu’à l’heure actuelle, ma zone de confiance se situe autour de 15 à 20 mètres, là où je suis capable de grouper proprement.
Et vu la configuration du territoire, cela pourrait parfaitement suffire.
Dans les épines noires
La première remise est constituée presque exclusivement d’épines noires. Stéphane sait qu’une laie accompagnée de huit bêtes rousses fréquente le secteur.
Je suis placé face à un véritable mur de végétation, avec seulement deux coulées exploitables : une à environ cinq mètres sur ma gauche et l’autre à cinq mètres sur ma droite. S’il y a une occasion, ce sera du tir instinctif pur à courte distance.
La poussée commence volontairement sans chiens. Aux deux tiers de la remise, les sangliers sont lancés, mais dans une végétation aussi dense, ils tournent avec les traqueurs sans réellement vouloir quitter le couvert.
J’aperçois distinctement un sanglier se dérober à quinze ou vingt mètres devant moi. Impossible évidemment d’envisager une flèche dans cette végétation.
Les traqueurs recommencent alors la poussée, cette fois avec quelques chiens et les choses finissent par bouger.
Plusieurs sangliers sortent, gagnent un massif de renouées, en ressortent et certains finissent par être prélevés par les carabines. Un premier sanglier tombe, puis un deuxième…
Deux autres bêtes rousses se sont dérobées dans un autre massif de renouées. Nous nous dépostons rapidement. Les archers viennent se coller au massif tandis que les carabines prennent position plus loin, derrière un talus.
Et c’est là que ma matinée va prendre une tournure assez improbable…
À 1,50 mètre…
Mes voisins archers sont à une quinzaine de mètres de chaque côté. Quelques minutes après le début de la poussée, une première bête rousse jaillit entre mon voisin et mon survoisin de droite. Une flèche part, raté. Le sanglier poursuit sa course et sera finalement prélevé par Gino, le papa de Logan.
Puis j’entends quelque chose devant moi. Les renouées bougent. Je sais qu’un sanglier arrive, mais je suis incapable de déterminer s’il va sortir à gauche ou à droite.
Avec un archer à quinze mètres de chaque côté, pas question d’armer tant que je ne sais pas quelle direction prendra l’animal.
Je garde donc mon arc volontairement bas… La végétation continue à bouger.
Et soudain…. Le sanglier apparaît à environ 1 mètre 50 de moi, il m’arrive droit dessus. Mon premier réflexe n’est même plus de penser à tirer, c’est de l’éviter. Je fais un pas pour m’écarter.
Dans son passage, le sanglier percute la flèche encochée sur mon arc et fait tomber celle-ci…
Le sanglier poursuit sa course. Et moi…. Je reste là, arc vide à la main, complètement pantois.
Pendant probablement une bonne dizaine de secondes, je n’ai même pas la présence d’esprit de reprendre une flèche et de la réencocher. Mon voisin, lui, aura le temps de décocher mais sans succès. Le sanglier sera finalement repris par les carabines.
Une fois tout le monde regroupé, évidemment, il faut raconter ce qui vient de se passer. Et évidemment aussi, avec les copains, la compassion ne dure pas très longtemps. Le chambrage commence…
Apparemment, j’aurais décidé d’abandonner la chasse pour devenir barbier pour sangliers : plutôt que de leur décocher une flèche, je préfère désormais les raser au passage. Difficile de réellement contester…
La traque ayant duré plus longtemps que prévu, je n’aurai finalement pas l’occasion de participer au deuxième bois. Un petit apéro avec les copains et il est déjà temps pour moi de rentrer retrouver ma compagne et ma fille, comme je leur avais promis.
Dimanche 4 octobre : trouver notre place
Le lendemain, direction Baconval. Cette chasse possède une histoire particulière pour moi. J’y suis actionnaire depuis quelque temps, initialement à la carabine. Puis, à la faveur d’un concours de circonstances la saison dernière, j’ai eu la possibilité d’y effectuer deux journées à l’arc.
Mon action a évolué et je suis devenu le premier archer régulier de la chasse. Et cette année, un second poste a pu être créé et mon ami Seb m’a donc accompagné.
Une première qui soulève forcément quelques interrogations. L’arrivée d’archers au cœur d’une battue traditionnellement organisée autour des carabines ne convainc pas nécessairement tout le monde immédiatement.
Avec Seb, nous en avions parlé auparavant. Notre objectif n’était certainement pas d’arriver dans l’enceinte en voulant absolument faire parler de nous. Nous voulions simplement chasser proprement, trouver notre place et montrer que chasseurs à l’arc et chasseurs à la carabine peuvent parfaitement partager un même territoire.
Mais avant toute grande réflexion philosophique sur la cohabitation des modes de chasse… Il y a une priorité : l’omelette traditionnelle du matin. À Baconval, chacun prend son tour pour préparer le petit-déjeuner des copains. Et ce dimanche, c’était pour moi.
Observer avant de vouloir prélever
Les consignes sont données. Une seule chevrette pourra être prélevée pendant la matinée. Brocards, chevrillards et sangliers sont ouverts normalement.
Avec Seb, notre décision est prise : nous ne tirerons pas les chevrettes. Pas parce que nous ne pouvons pas, mais simplement parce que, pour cette première journée à deux archers dans l’enceinte, nous n’avons aucune envie de prélever à nous seuls l’unique chevrette attribuée à l’ensemble de la ligne. Pour les autres animaux, en revanche, nous chasserons normalement.
Quelques semaines auparavant, j’étais venu reconnaître les zones avec Jean-Marie, le garde-chasse, afin d’identifier les endroits où nous pouvions évoluer sans gêner les postés.
J’ai également fait un choix qui peut sembler surprenant après l’épisode de la veille : je reprends le trad’.
Je pouvais sortir le compound et me placer directement en hauteur, mais je ne connais pas encore suffisamment les réactions du gibier à l’intérieur de ces battues.

Je préfère donc passer cette première journée au sol, au contact, en observant les coulées et en adaptant légèrement mon placement en fonction de la progression de la traque. L’objectif était également de préparer la suite.
Lors de la prochaine journée à Baconval, prévue à la mi-octobre, je reviendrai avec le compound et le saddle. Cette fois, je saurai exactement où m’installer.
Une battue mouvementée
Pour la première battue, la J, je place Seb en bordure d’une excellente remise. Je prends position environ 150 mètres plus loin, de l’autre côté. Rapidement, plusieurs chevreuils sont lancés.
Un gros sanglier part en retour, blesse malheureusement un chien puis rejoint la ligne où il sera tiré mais manqué. Puis Seb m’annonce une chevrette.
Quelques instants plus tard, elle arrive vers moi : elle s’arrête à 10 mètres. Au traditionnel : difficile d’imaginer occasion plus propre.
Et pourtant, conformément à ce que nous avions décidé, je ne bouge pas. Je la regarde simplement repartir. Un lièvre viendra ensuite tranquillement passer à une quinzaine de mètres. Puis une deuxième chevrette, elle aussi très proche : même décision.
Plus tard, les traqueurs font repartir un brocard que j’avais aperçu et annoncé. Lors du retour, il revient dans ma direction.
Cette fois, les choses sont différentes…
Quelques centimètres
Le brocard arrive droit vers moi. Je me prépare… À une vingtaine de mètres, probablement exposé par le soleil, il détecte quelque chose. Il s’arrête, regarde dans ma direction. Il semble avoir aperçu quelque chose.
Je ne suis pas encore armé et le moment ne permet pas de le faire proprement. Puis il démarre. Il passe à la course entre quinze et vingt mètres.
Je décide de prendre ma chance. Instinctivement, je mets beaucoup plus d’avance que lors de mon tir du jeudi. Je décoche et je suis le vol de ma flèche. Cette fois, l’avance est bonne…Vraiment bonne… mais la flèche est malheureusement trop haute.
Elle poursuit sa route : raté.
Contrôle après la battue : aucune trace de sang, aucun indice, aucun bruit caractéristique à l’impact : rien.
Étrangement, je ne suis pas réellement frustré. Bien sûr, j’aurais préféré que la flèche soit quelques centimètres plus basse.
Mais au traditionnel, sous adrénaline, sur un chevreuil en mouvement, je viens malgré tout de réussir à construire un tir dont l’avance était cohérente. L’erreur de hauteur reste une erreur, mais elle fait partie de mon apprentissage.
Une journée pour comprendre le territoire
La deuxième battue, la E, est plus vallonnée et traversée de nombreuses goulettes. Beaucoup de chevreuils démarrent devant nous : brocards, chevrettes, chevrillards…. Nous les observons principalement à distance.
Une fois les traqueurs arrivés à notre hauteur, nous adaptons légèrement notre position. Une nouvelle chevrette passe à Seb à une quinzaine de mètres.
Nous passons ensuite à la pause déjeuner, préparée par Jean-Marie. Un petit rafraîchissement, quelques discussions, et nous repartons pour l’après-midi.
Direction une battue qui nous inspire particulièrement confiance, constituée notamment d’une ancienne coupe dont la régénération offre aujourd’hui un couvert extrêmement dense.
À notre arrivée, petite surprise : deux cueilleurs de champignons discutent tranquillement au beau milieu du bois. Nous les accompagnons gentiment vers la sortie en leur expliquant que la battue va commencer. Quelques échanges sur les champignons et sur cette saison apparemment compliquée pour eux, puis chacun reprend ses occupations.
Seb se place à la fin de la grosse remise. Je m’installe sur le flanc, à la limite du grand bois, toujours au sol.
Et les animaux vont encore défiler : une chevrette me passe à une dizaine de mètres. Une seconde chevrette a été autorisée pour l’après-midi, mais je conserve la même décision que le matin : je la regarde passer.
Un brocard est ensuite lancé vers la plaine, où il sera tiré et, de mémoire, manqué.
D’autres chevreuils apparaissent encore : j’en prends plein la vue.
Un renard se présente dans une trouée à une grosse vingtaine de mètres. Il s’arrête, j’arme… Et là, j’hésite… Une seconde, peut-être deux. La distance est déjà conséquente avec le trad’. Je finis par libérer la corde : la flèche part exactement dans la direction souhaitée.
Mais entre ma décision et son arrivée, le renard a déjà compris que quelque chose se passait : ma flèche mord la terre à l’endroit où il se trouvait quelques instants auparavant.
Nous terminons la journée autour du traditionnel apéro et repas… avant de regagner nos domiciles et… déjà penser aux prochaines battues.
Alors, ouverture réussie ?
Trois journées de battue, deux approches différentes, des dizaines d’animaux aperçus… Quelques flèches décochées…
Est-ce que j’aurais préféré prélever un animal ? Bien évidemment.
Mais est-ce que je ressors frustré de ces trois jours ? Absolument pas.
Après maintenant un an et demi de chasse à l’arc, je continue à découvrir des situations que je n’avais encore jamais vécues :
- un brocard qui me fait réellement mesurer la difficulté de l’avance à la course ;
- un sanglier qui arrive tellement près qu’il me fait sauter la flèche de la corde ;
- un autre brocard manqué de quelques centimètres au traditionnel ,
- un renard auquel une seconde d’hésitation aura suffit à ce qu’il disparaisse.
Des animaux volontairement laissés passer mais surtout : beaucoup de superbes moments partagés.
Des apéros, des repas, des fous rires, des chambrages, des discussions et cette ambiance particulière des journées de battue avec les copains. C’est aussi et surtout pour cela que je chasse.
La chasse à l’arc m’a appris depuis mes débuts que chaque décoche ne se termine pas par un prélèvement et que chaque animal qui passe devant moi n’appelle pas nécessairement à une décoche.
Je continue à apprendre, à me tromper, à ajuster mes limites, à comprendre encore un peu mieux le comportement du gibier et à prendre énormément de plaisir dans cet apprentissage.
Finalement, après ces trois premières journées, je n’ai peut-être rien ajouté à mon tableau, mais j’ai ajouté quelques histoires à raconter.
La saison ne fait que commencer et la prochaine journée aura déjà une saveur particulière : direction Blaregnies, sur le territoire familial de mon ami Charles. J’y suis invité depuis plusieurs années à la carabine.
Mais cette fois, Charles m’a proposé de m’y rendre avec mon arc : une première pour moi sur ce territoire…
Salut Fabrice. Une ouverture résussie bien sûr! Par contre je ne comprends pas ton approche de rester figé au sol pour découvrir une zone de chasse, il me semble que tu as un bien meilleur point de vue et plus de vision de ce qu’il se passe, perché à 5m.
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Salut Charles, justement, je ne restais pas figé au sol, car nous nous déplacions par zone dans les battues avec Seb en fonction de la progression de la traque. Cela permettait d’explorer 3 à 4 secteurs différents par battue. Et cela m’a également permis de préparer plusieurs arbres pour les prochaines journées de chasse où je n’aurai plus qu’à monter léger dans l’arbre.
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